Golden Démocratique Engagement...Hommage aux disparus du SMIN
Interview du Colonel Adjou Moumouni au sujet du décès de deux appelés du service militaire :« Aucun mauvais traitement à l’origine du drame » 12 décembre 2007 Le Matinal : Nous avons appris le décès de deux appelés pour le service militaire d’intérêt national. Que s’est il exactement passé ? Le décès des deux appelés au camp militaire de Ouidah est un événement tout à fait fortuit et ne peut être imputé à un membre de l’encadrement. Nos appelés ont été admis dans les casernes il y a seulement huit jours et n’ont pas encore subi de formation physique intense. Les formalités administratives finies, ils ont été mis à la disposition de l’encadrement pédagogique pour la première phase tel que prévu au programme. De quoi chacun d’eux est il décédé ? Le premier, Bonaventure Gbessemèhlan , au lendemain de son entrée a été admis en consultation parce qu’il saignait du bas. Le médecin qui a conclu qu’il faisait « une hémorragie digestive » lui a prodigué des soins et évacué vers l’hôpital d’instruction des armées à Cotonou pour des explorations médicales profondes le lundi 10 décembre. Il a rendu l’âme le lendemain mardi 11 décembre. La deuxième, Odile Akakpo s’est réveillée en pleine nuit aux environs de 1 heure du matin le mardi 11 décembre se plaignant de maux de tête. Elle s’est adressée à sa responsable de chambre qui l’a conduite aussitôt au centre médical du camp ou elle a été consultée : « température 37°, état général normal, céphalées ». Elle a été soignée et gardée au centre. Tard dans la nuit, elle a fait des convulsions. De nouveau soignée, elle a été évacuée à l’hôpital des armées le matin même. Mais elle a rendu l’âme au cours de l’évacuation. Dans les deux cas, on peut tirer des conclusions objectives à partir des circonstances des décès. Est il possible qu’ils aient succombé à la dureté de la vie militaire ? Ont-ils déjà été soumis à de rudes entraînements physiques ? Il y a seulement huit jours que les appelés ont été admis dans les centres de formation. Après les formalités administratives, ils sont occupés à suivre les cours de pédagogie, d’instruction civique et morale, les instructions physiques et militaires étant essentiellement réservées pour la seconde phase de leur formation. Qu’ont-ils mangé depuis qu’ils sont au camp ? Cela a-t-il pu avoir une incidence sur leur santé ? Les appelés sont nourris avec un même menu dans tous les trois centres de formation. Le menu est varié et riche, approuvé par la Dana. Le gouvernement a accordé une prime alimentaire exceptionnelle pour leur prise en compte dans les casernes. Quelles sont les dispositions prises pour que ce genre de problème ne survienne à nouveau ? Peut on mettre en cause la qualité des premiers soins prodigués à la garnison de Ouidah ? Il n’y a eu aucun incident à l’origine du décès de nos deux appelés. Les circonstances de leur décès décrites plus haut sont bien édifiantes. Ils ont bénéficié de soins médicaux appropriés et été évacués à Cotonou où le plateau technique est plus fourni pour des explorations médicales plus approfondies. On ne peut donc en aucun cas, mettre en cause la promptitude et la qualité des soins. Il est de notoriété publique que les soins prodigués dans les centres de santé de garnisons sont d’excellente qualité. Est-ce qu’ils étaient malades avant d’entrer au camp ? Si oui pourquoi n’ont-ils pas été détectés avant ? Il y a pourtant eu des visites médicales. Les appelés décédés devraient traîner probablement quelque pathologie interne avant leur admission au camp il y a quelques jours. Les visites médicales avant l’incorporation sont sommaires et ont pour objectif de déceler les maladies contagieuses. Ces visites ne peuvent a priori détecter une hémorragie digestive par exemple. Leurs parents ont-ils été prévenus ? Les parents de l’appelé Gbessemèhlan ont été contactés. Ceux de Akakpo n’ont pu l’être sur le champ du fait qu’elle a inscrit dans son dossier une adresse de contact téléphonique erronée. Des dispositions sont prises pour retrouver ses parents à partir de renseignements déjà recueillis. Ne craignez vous pas une récupération politique de personnes mal intentionnées qui chercheraient à décrédibiliser le service militaire d’intérêt national ? Le décès des deux appelés est regrettable pour toute la famille militaire et la nation entière. Il faut me croire, ce n’est pas du fait d’un membre quelconque de l’encadrement, de la qualité de la ration alimentaire et encore moins de la qualité des soins prodigués. Les faits tels que décrits plus hauts sont parlants. Je ne vois vraiment pas la « récupération politique » que l’on peut prétendre faire ou s’amuser à faire d’une situation aussi douloureuse que triste. Ce serait du cynisme absolu ! Avez-vous un mot de fin ? D’abord, j’ai une pieuse pensée pour nos deux appelés rappelés à Dieu. C’est lui qui donne la vie et c’est lui qui la reprend. Les forces armées rendront un hommage mérité aux deux disparus sous les drapeaux pendant leur service militaire. Aux parents, j’exprime mes condoléances et ma compassion. J’exhorte tous les autres jeunes appelés du Service Militaire d’Intérêt National et tous les autres candidats à transformer cette douleur en détermination, à ne pas se décourager. La mort est partout et à tout instant. Toutes les conditions sont réunies dans les casernes pour les accompagner dans leur choix de servir la patrie. Propos recueillis par Louis-Marie Abaloufey Il est util de préciser que dans la seconde vague, toujours pour le compte de la promotion 2007/2008, encore deux autres sont passé de vie à trépas; entre autre Avocè yves. Nos hommages aux illustres patriotes (La ligue.....) Article ajouté le 2008-03-29 , consulté 19 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Service Militaire d'Interet National "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |
Espace de gestion
Créer un blog gratuit avec Blog4ever - Milieu associatif |